COMPAGNIE DES MINES DE DOURGES


La Compagnie des mines de Dourges est une compagnie minière qui a exploité la houille dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais à partir de 1856, date à laquelle la fosse no 2 a commencé à produire. Les premiers travaux pour une fosse no 1 ont débuté en 1850, mais quatre ans plus tard, le puits menace de s'effondrer. Le puits no 2 est donc entrepris, toujours à Hénin-Beaumont à cinquante mètres de l'avaleresse. Puis sont successivement ouvertes la fosse no 3 à Hénin-Beaumont et no 4 à Noyelles-Godault. L'avaleresse no 5, dans cette même commune, est un échec. Les fosses nos 6 et 6 bis sont ensuite entreprises sur deux carreaux différents à Hénin-Beaumont et la fosse no 7 - 7 bis à Montigny-en-Gohelle. C'est à cette même période, dans les années 1890 - 1900 que les fosses nos 2, 3 et 4 se dotent d'un puits bis.
En 1919 commencent les travaux de la fosse no 8 - 8 bis à Évin-Malmaison dans le but d'exploiter la partie nord de la concession, puis au début des années 1930, l'ouverture de la fosse no 9 - 9 bis à Oignies, proche de fosses de la Compagnie des mines d'Ostricourt.
En 1946, la Compagnie est nationalisée. Dès lors, les fosses nos 2, 2 bis, 3 - 3 bis, 4 - 4 bis, 6, 6 bis et 7 - 7 bis intègrent le Groupe d'Hénin-Liétard avec les fosses des Compagnies de Courrières et Compagnie des mines de Drocourt, et les fosses nos 8 - 8 bis et 9 - 9 bis le Groupe d'Oignies avec les fosses des Compagnies de Carvin et Ostricourt. C'est la seule compagnie à avoir vu ses fosses réparties dans deux groupes. Ce dernier groupe ouvre à partir de 1956 la fosse no 10 destinée à concentrer la production des fosses aux alentours.
L'extraction sur le territoire de la concession mais aussi dans tout le bassin minier cesse le 21 décembre 1990 à la fosse no 9 - 9 bis. ces puits, ainsi que ceux des fosses nos 8 - 8 bis et 10 sont les derniers à avoir été remblayés dans la concession, et figurent parmi les derniers à l'avoir été dans le bassin minier. Au XXIe siècle, il subsiste encore de quelques vestiges de l'exploitation. Outre les terrils, dont les nos 87 et 92, dit Lavoir Hénin Est et Ouest, visibles depuis l'autoroute A1 et la LGV Nord, le chevalement du puits no 8 a été conservé, ainsi que le carreau entier de la fosse no 9 - 9 bis. En revanche, du siège de concentration moderne no 10, il ne subsiste plus qu'un château d'eau.

Source encyclopédie libre Wikipédia

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