AU PAYS DES GUEULES NOIRES







Les grandes dates de l’histoire ne sont pas toujours, hélas, marquées d’événements heureux. Dans la mémoire des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, ce 21 décembre 1990 inspirera à jamais un sentiment de tristesse et de nostalgie. Ce jour-là, en effet, les dernières gaillettes étaient extraites du bassin. La grande aventure commencée 270 ans plus tôt prenait fin. Les mines du nord de la France, qui, à la Libération, allaient être regroupées dans une entité unique, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, avaient été en tête des évolutions techniques et de la production.
Les mineurs de la région avaient été aussi à l’avant-garde des luttes sociales. Ce bassin immense, étendu sur une centaine de kilomètres de Valenciennes à Béthune, était le plus riche de France, fournissant, un siècle durant, et jusqu’aux années 1950, les deux tiers de la production française.
Pour le profane, penser au charbon c’était aussitôt évoquer le Nord, le plat pays où les terrils remplaçaient les montagnes, où l’alignement monotone des corons était le symbole de la révolution industrielle.


Source: http://www.nordmag.fr


IL Y A QUARANTE ANS !

Fouquières 4 février 1970 : Postée le 01/02/2010 à 11h01



La Mine est de nouveau en deuil. Hier mercredi, à l'aube, une catastrophe s'est produite à la fosse 6 de Fouquières-lez-Lens, faisant 16 morts et 12 blessés graves.
On a pas encore pu expliquer les causes de cette catastrophe qui s'est produite à 600 mètres sous terre. La fosse qui produit du charbon gras, était grisouteuse. Cependant, les précautions normales avaient été prises et au cours de la nuit, un prélèvement avait permis de chiffrer à deux pour mille la teneur en grisou, ce qui est peu important.
Vers quatre heures du matin, une équipe de cinq hommes était descendue à l'avance sur son horaire, afin de procéder dans un couloir principal au changement d'un gros ventilateur devant amener l'air frais. Le travail était sur le point d'être terminé lorsque l'incident se produisit vers sept heures.
Sans doute entretemps, le grisou s'était-il accumulé puisque le ventilateur était arrêté. Bien que le courant soit coupé, une étincelle jaillit, provoquée probablement par le maniement du lourd ventilateur.
Une explosion extrêmement violente suivit, tuant par déflagation, les cinq hommes occupés à ce travail et d'autres mineurs qui venaient de descendre et passaient à proximité dans le but de gagner leur poste.

Extrait Echo de la Lys du 6 février 1970






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